Les
Semaines Thématiques

|
du
21 avril
au 4 mai 2004 |
¡ Vamos
Al Cine !

quinzaine
du cinéma
espagnol
et hispano-américain
|
 |

 cinéma
le club 6
saint~brieuc
 les
horaires
|
8
films en V.O.
sous-titrée



MINI CYCLE ARGENTIN
HISTORIAS MINIMAS -
Carlos Sorín
- Argentine
EXTRAÑO - ETRANGER CHEZ SOI -Santiago Loza - Argentine
UN OSO ROJO -
L’ OURS ROUGE - Adrián
Caetano -
Argentine
EL BONAERENSE - Pablo Trapero - Argentine



LOS LUNES AL SOL - LES LUNDIS AU SOLEIL- Fernando León de Aranoa – Espagne
EL BOLA - Achero Mañas - Espagne
NADA MAS - RIEN DE PLUS - Juan Carlos Cremata Malberti - Cuba
TAXI PARA TRES -
UN TAXI POUR TROIS - Orlando Lübbert - Chili |
 MINI CYCLE ARGENTIN
|
Mercredi
21 avril 20
h 20 |
Séance
en présence
de Matthieu
Darras,
critique
de Positif. |
|
|
HISTORIAS
MINIMAS
Carlos
Sorín - Argentine
- 2003 - 1h34

L’histoire
d’un robot
ménager échangé contre
une trousse de
maquillage, d’un
gâteau chocolaté en
forme de ballon
de football, transformé en
tortue verdâtre
et d’un chien
conscient du crime
et du châtiment.
María la
timide, Roberto
l’amoureux,
Don Justo le vieil
homme se mettent
en route, chacun
de leur côté,
pour San Julián, à 300
km du village.
Leurs routes se
croisent, par moments.
On est en Patagonie, à des
heures et des heures
de Buenos Aires.

Elles
ne sont pas minuscules,
ces histoires.
A chaque instant,
au contraire, elles
font effleurer
l’essentiel. |
 |
 |
 |
|
 |
 |
|
|
EXTRAÑO
- ETRANGER
CHEZ SOI
Santiago Loza - Argentine
- 2003 - 1h27

Le
premier film
de S. Loza
est un récit
mélancolique
qui retrace un
moment de
la vie d’Axel,
chirurgien qui
vient de
renoncer à son
travail et à sa
vie de célibataire
solitaire. Il
s’installe
chez sa sœur
et rencontre
par hasard une
jeune fille enceinte
qui vient de
perdre sa meilleure
amie. Il entre
dans sa vie comme
un étranger
mais devient
l’homme
de ses nuits,
sans rien désirer
apprendre de
son passé.
Un jour, Axel
entreprend un
dernier voyage
sur les traces
de son passé.
Ce
titre polysémique
réfère à la
fois au sentiment
d’être étranger
et à celui
de nostalgie. Axel éprouve
les deux. «Il
y a un temps qui
ne m’appartient
pas ni devant ni
derrière,
et qui n’existe
pas» :
cette phrase centrale
du film est comme
une clé pour
comprendre les sentiments
d’Axel.
Ce beau film met
en scène l’Argentine
d’une manière
singulière
et personnelle, tout
en peignant un portrait
profond d’un
personnage d’une
belle complexité. |
 |
 |
 |
|
 |
|
 |
UN
OSO ROJO - L’ OURS
ROUGE
Adrián
Caetano -Argentine
- 2003 - 1h 34

Une
fête de
famille, premier
anniversaire du bébé.
Le père empoigne
sa veste. «Où vas-tu ?» s’inquiète
sa femme. Le même
jour, ailleurs, un
braquage tourne mal.
Sept
ans passent. El
Oso, taulard massif
et laconique, est
mis en liberté conditionnelle.
Il retrouve sa fille,
Alicia, sur un fond
de catastrophe argentine.
Comment
rassembler les miettes
d’une vie brisée
?
 Le
portrait subtil
d’un «dur» pudique
et blessé,
servi par la puissance
de son interprète,
Julio Chávez.
|
 |
 |
 |
|
 |
|

|
EL
BONAERENSE
Pablo Trapero - Argentine - 2003
- 1h45

Zapa
est serrurier dans un village
reculé,
32 ans, un lit chez
ses parents, beaucoup
d’heures grillées à la
terrasse du troquet
local, en toute passivité.
Un service rendu à son
patron le transforme
en coupable et l’envoie
en prison.
Seule porte de
sortie : se refaire
en intégrant la police
de Buenos Aires, el Bonaerense,
loin de chez lui.
La communauté des hommes
est un marigot où il s’enfonce
inexorablement, et la seule embellie,
une liaison avec une institutrice
de l’école de police,
se révèle être
un mirage.

Le
jeune cinéaste
est aussi doué pour
amorcer un récit
que pour restituer,
jusque dans la
texture des images,
la trivialité matérielle
des instants, le
silence moite d’une
insomnie ou celui
d’une cellule
carcérale.
|
 |
Les
4 fims
de
notre sélection
VAMOS
conviennent
aux scolaires. |
|
|
|
|
LOS
LUNES AL SOL -
LES LUNDIS AU SOLEIL
Fernando
León
de Aranoa - Espagne
- 2002 - 1h53

A
la fermeture des
chantiers navals
d’un port du
nord de l’Espagne,
un groupe de travailleurs
se retrouve au chômage.
L’ennui s’installe,
des conflits familiaux
naissent, le quotidien
se dégrade,
mais la complicité entre
les hommes aide à tenir
bon et à rester
digne.

Un
portrait collectif
poignant filmé de
façon limpide.
L’humanité des
gens ordinaires émeut. |
 |
 |
 |
|
 |
|
EL
BOLA Achero
Mañas - Espagne
- 2002 - 1h53 
Dans
ce quartier de la
périphérie
madrilène,
le jeune Pablo, surnommé «El
Bola» est un
garçon à part.
L’accueil chaleureux
que lui réservent
les parents de son
nouvel ami Alfredo
est pour lui une
révélation:
ce qu’il
subit dans sa propre
famille est insupportable.
 Un
sujet délicat,
celui de la maltraitance
des enfants, est
traité avec
beaucoup de force
et de pudeur.

Entretien
avec Achero Mañas Notre
société est
incapable de sauver
la vie de ses enfants |
 |
 |
 |
|
 |
|
 |
NADA
MAS - RIEN DE PLUS
Juan Carlos Cremata
Malberti - Cuba - 2003
- 1h33

Carla
traîne
son ennui dans une
Havane en noir et
blanc, entre le bureau
de poste où elle
travaille et son
appartement où l’attendent
les cartes miroitantes
de ses parents émigrés à Miami.
Sa mère l’inscrit à la
loterie annuelle
dont le tirage désigne
l’heureux Cubain
qui recevra sa carte
verte hors des circuits
administratifs. Mais
Carla se pique à un
autre jeu, celui
des relations humaines.
Et elle se met à ré-écrire
les vies d’inconnus
dont les bribes d’histoires
et de drames lui
parviennent par le
courrier qu’elle
subtilise dans
son bureau.

Etonnant
petit film. Carla
se débat
entre l’amour
de son île
et l’envie
de fuir, la dérision,
la lassitude et la
peur de l’inconnu.
Toute son originalité tient
dans le traitement
des images. Il y
a du Tati dans cette
agitation de scènes
tournées en
accéléré,
dans les bruitages
qui remplacent
parfois les dialogues.
Cremata se joue
de l’image et
du spectateur, accélère
la cadence, fait
de ses acteurs
des personnages
de cartoons.
Tout le cinéma
cubain raconte finalement
la même histoire,
celle d’un
amour indissoluble
pour un pays impossible à vivre.
Rien de plus. |
 |
 |
 |
|
 |
|
| TAXI
PARA TRES a
obtenu
la
récompense
principale
du
festival
de
San
Sebastián
en
2001. |
|
|
TAXI
PARA TRES - UN TAXI
POUR TROIS
Orlando
Lübbert
- Chili - 2001 1h30.

Jour
de poisse : tandis
qu’Ulises
peine à faire
redémarrer
son taxi, deux passagers,
le menaçant
d’un couteau,
lui proposent un
choix : «le
volant ou le coffre
?» Pris en
otage, il devient
leur complice dans
une série
de vols à la
tire. Peu à peu,
il se laisse séduire
par l’argent
facile.

Depuis
le taxi d’Ulises,
Orlando Lübbert,
cinéaste de
retour dans son pays
natal après
des années
d’exil, se
fait tour-opérateur
; Il dresse un tableau
vigoureux du marasme
d’après-dictature.
Ce conte amer est
aussi le portrait
de trois personnages
complexes et denses,
subtilement interprétés. |
 |
|
Les
archives des
semaines thématiques |
SOMMAIRE |
 |
|